En brèves, retour sur la réunion publique de l’Atlas de la Biodiversité du 17 décembre 2021

Un ABC dans quels objectifs ? Un projet sur deux ans

C’est un outil collaboratif enrichi des expériences de chacun.

  • L’amélioration des connaissances du patrimoine naturel pour apporter des informations complètes et synthétiques sur la biodiversité du territoire pour une aide à la décision des collectivités 
  • Le partage des savoirs par la sensibilisation et l’implication de tous les publics pour favoriser l’appropriation de la biodiversité par les habitants et les acteurs locaux 
  • La valorisation des atouts écologiques du territoire pour intégrer les enjeux biodiversité dans les réflexions d’aménagement et de gestion du territoire

Principales actions Démarche axée autour d’une connaissance partagée et mutualisée de la biodiversité 

  • Acquisition et synthèse des connaissances : Synthèse de l’existant – Inventaires complémentaires ciblés – Intégration dans une base de données – Démarches participatives (habitants, associations, …) 
  • Partage/sensibilisation/appropriation : Communications régulières, inventaires ouverts « dans les pas d’un naturaliste », sorties grand public, animations jeune public (scolaires, centre de loisirs…), présence lors d’événements locaux
  • Accompagnement technique – Sensibilisation des élus/agents, mise en place d’une gouvernance
  • Production de synthèses : Identification des zones à enjeux, consolidation de la Trame verte et Bleue, restitutions cartographiques

Un projet de territoire : 

  • Une démarche ouverte et participative, un outil transversal pour une politique locale, un comité de pilotage (élus, citoyens, OFB, CPIE), un comité de suivi ouvert intégrant des habitants et des acteurs du territoire (les élus, le CME, les habitants, les enfants et leurs parents, les associations…)
  • Un lien entre les différents acteurs
  • Des perspectives d’actions et d’orientations après l’état des lieux de cet ABC. C’est un point de départ pour une politique publique transversale pour sauvegarder, préserver et développer la biodiversité

Le comité de Suivi de l’ABC c’est :

  • Une démarche participative qui recherche l’implication des habitants et associations de la commune : dans les inventaires, pour des appels à contributions ciblées, dans des choix d’actions (animations/inventaires ouverts, pour suivre l’état d’avancement… 
  • Un projet qui grandit de l’investissement de chacun

État des connaissances sur la commune : Des inventaires seront conduits sur certains sites en 2022.

Il s’agit de s’intéresser aux milieux les moins connus sans aucune pression d’observation. Toutes les observations passées et à venir vont servir à alimenter la base de données synthétisées.

Activités de sensibilisation 

  • Des animations scolaires en 2022 avec les élèves et les enseignants de l’école privée Saint Joseph et en 2023 avec l’école publique Les Fritillaires
  • Deux animations grand-public en 2022 dont une en lien avec le projet scolaire 
  • Des inventaires ouverts pour se former à l’identification de certains groupes sur deux temps en 2022 
  • Une implication d’un groupe d’étudiants du Lycée de Briacé du Landreau sur un site communal, la zone des Blanchettes riche en biodiversité avec l’appui technique et administratif du CPIE et de la LPO.
  • Émergence possible de projets locaux comme des spots d’observation
  • Des communications régulières au travers du Facebook de la commune pour faire un appel à contribution sur une espèce par mois de janvier à décembre 2022. Un mail de contact pour faire remonter les informations : biodiversite@mairie-lachapelleheulin.fr ou l’application naturalist 

Une trentaine de personnes s’étaient déplacées à cette réunion publique au cours de laquelle de nombreuses propositions ont émergées.

La commune est l’une des 101 lauréates 2021 du projet d’Atlas de la biodiversité communale. Concrètement, cette démarche s’inscrit dans le but de faire participer le plus possible d’acteurs du territoire (enfance, habitants, associations, agents, élus). 

Vous pourrez participer à ce projet de différentes manières :

  • au quotidien, vous pouvez envoyer une photo géolocalisée d’une espèce (un animal ou une plante) que vous trouvez intéressante à l’adresse mail ci-dessous. 
  • un comité de suivi sera composé avec les personnes volontaires. Ce comité se réunira au minimum une fois par an pour, par exemple, faire des propositions de thématiques pour 4 animations grand-public, participer au recensement des arbres remarquables sur la commune, choisir les espèces qui seront mises en valeur chaque mois dans la communication municipale.
  • les écoles bénéficieront de 16 animations au cours des 2 années du projet.

Espèce du mois de Février

Le Chardonneret

Le Chardonneret élégant porte très bien son nom !
Tout d’abord un plumage aux couleurs vives qui nous laisse rarement indifférent, le rouge sang de sa face et le jaune vif de ses ailes sont des couleurs peu communes chez les autres oiseaux, d’où son style inimitable !
De plus, son bec, conique et épais, typique des oiseaux granivores est parfaitement adapté pour manger les graines chardons…, ce qui lui vaut son nom.
Malheureusement, cet oiseau souffre de la raréfaction des herbes folles et la disparition des habitats propices à sa nidification. Ainsi, on constate une diminution de 62% des effectifs de chardonnerets en Pays de la Loire (entre 2001 et 2015) et de 30% au niveau national (STOC EPS) sur la période de 2001 à 2019.

Si vous me connaissez près de chez vous, n’hésitez pas à le signaler pour faire avancer les connaissances sur l’ABC : biodiversite@mairie-lachapelleheulin.fr

Espèce du mois de Mars

La Fritillaire Pintade

Fleur emblématique des zones humides, je colonise les prairies et les boisements. Je suis une plante à bulbe qui fleurit à l’arrivée du printemps, tirant mon nom du latin fritilus qui renvoie au gobelet dans lequel les joueurs secouaient les dés avant de les lancer. La robe de mes clochettes évoque, quant à elle, le plumage tacheté de la pintade. J’ai beaucoup d’autres noms et on m’appelle localement « Gogane ». C’est dans le courant du mois de mars que l’on voit apparaitre mes fleurs, couvrant parfois des étendues de prairies.
Dans votre commune, je suis encore bien présente, notamment dans les pourtours du Marais de Goulaine. On m’a signalé dans les bases de données uniquement dans un secteur du territoire communal.

Si vous me connaissez près de chez vous, n’hésitez pas à le signaler pour faire avancer les connaissances sur l’ABC : biodiversite@mairie-lachapelleheulin.fr

Espèce du mois d’ Avril

Les Osmies

Si on connait très bien nos cousines « abeilles à miel », nous, les abeilles solitaires, sommes plus discrètes, mais néanmoins d’une diversité très importante. On renomme souvent mon genre, celui des Osmies, « abeilles maçonnes », car nous obstruons parfois les orifices sous vos fenêtres. Les femelles y pondent les œufs qui formeront la future génération volante un an plus tard.

Nous sommes parmi les premières abeilles à fréquenter votre jardin au printemps et donc essentielles pour la pollinisation. Nous appartenons à plusieurs espèces et nous succédons au cours de la saison.

Seule l’une d’entre nous, l’Osmie Cornue est notée à la Chapelle-Heulin.
Ouvrez l’œil et n’hésitez pas à transmettre vos photos d’abeilles pour faire avancer les connaissances sur l’ABC : biodiversite@mairie-lachapelleheulin.fr.

Espèce du mois de MAI

La Huppe Fasciée

Huppe fasciée du latin Upupa eops, dont l’origine est l’onomatopée du chant de l’oiseau. Des « HOUP HOUP HOUP… » que l’on peut entendre début avril après son retour de migration à la mi-mars.

A moins que ce soit lié à son autre nom « Pupu », entendre « pue…pue… » qui lui est donnée dans certaines parties de la France due à l’odeur nauséabonde de viande pourrie que dégage son nid.

En effet le nid étant situé dans des cavités étroites, il est alors difficile aux adultes de le nettoyer, de plus les jeunes et la femelle sécrètent une substance malodorante au niveau de leur croupion pour éloigner les éventuels prédateurs.

Néanmoins, son vol papillonnant et hypnotique, ses couleurs vives et sa magnifique crête qu’elle déploie à l’occasion nous font oublier son nid malodorant.

Si la population de huppe est stable dans les Pays de la Loire, il ne faut pas oublier que les cavités qu’elle occupe pour nicher sont en régression (arbres morts, anciennes maisons, haies) et pourraient à terme impacter l’espèce.

Si vous me connaissez près de chez vous, n’hésitez pas à le signaler pour faire avancer les connaissances sur l’ABC : biodiversite@mairie-lachapelleheulin.fr