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Bulletin municipal de Novembre 2018

 
Patrimoine
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Les lieux dit

Les Aveneaux
Les archives citent cette terre et ses propriétaires, Grimau en 1430, Barel en 1680... Sous la Monarchie de Juillet, elle appartient à Lionnet, qui fut brièvement maire en 1844. Ensuite on trouve la famille Cottin de Melville qui vend son domaine à Louis Pellerin. Il appartient ensuite à son gendre Emile Charpentier et à ses descendants.

La Grande Barboire
Il existait une ancienne maison noble, dont on peut voir quelques traces dans les bâtiments actuels : une ancienne porte, la grange et de nombreuses pierres sculptées. Au XVème siècle, elle appartenait à Guinebault et devait des rentes à un puissant seigneur, Jehan d'Acigné.
Ce village est le berceau de la famille Bouchaud, les ancêtres maternels d'Aristide Briand (1862-1932), homme politique et prix Nobel de la Paix entre les deux guerres. Ses grands-parents y étaient laboureurs et sa mère, Madeleine Bouchaud, y est née en 1835.

La Basse-Ville
Cette terre appartenait en 1430 à Pierre Grimaud et devait des rentes à Jehan d'Acigné. En 1680, elle appartenait à Michel Baril.
Le cadastre napoléonien conserve les plans d'un beau domaine appartenant à Jules Edelin de la Praudière, maire de la commune sous la Restauration. La maison a perdu son étage et son parc, mais a conservé sa cour encadrée des communs.

La Bernardière
La maison noble de la Bernardière appartenait au XVIème siècle à Jean de Sévigné. En 1776, les de Bruc de Montplaisir vendent cette propriété à un tonnelier, puis marchand de vin en gros, René Fontaine. Patriote intransigeant, il est le deuxième maire de la Chapelle-Heulin, en 1791. Il est tué par les insurgés vendéens, sur le pont de la Bernardière, le 12 mars 1793.
Le curé Petit, devant l'invasion allemande, avait fait le voeu le 31 mai 1940, d'élever un sanctuaire à la Vierge si la commune était épargnée par la guerre. La grotte de Lourdes, élevée en 1951, rassemble un pèlerinage chaque premier dimanche de septembre.

La Bertinerie
La maison est aussi appelée Bretinerie, Bretignerie... Une pierre porte la date de 1618. En 1771, le domaine appartient au sieur René Bretonnière de la Bretinerie, un des notables de la paroisse. Les bâtiments semblent détruits sous la Révolution. La reconstruction - une pierre porte la date de 1812, cède la place à une simple métairie récemment rénovée.

Les Bois
Le moulin des Bois appartenait au début de la Révolution à François Sautejeau, farinier. Au milieu du XIXème siècle on y rencontre Pierre Lebas, puis Pierre Allaire qui est maire de la commune à la veille de la Première guerre mondiale. Les derniers meuniers sont la famille Gallon. Le moulin s'est arrêté à la veille de la dernière guerre. La foudre a détruit la toiture en 1961.

Bonneau
Au XIXème siècle, le domaine était appelé le Grand-Bonneau pour le distinguer du village voisin. Il appartient successivement à Jean-Jacques Mousset et Pierre-Louis Léger. Il est acquis à la fin du XIXème siècle par Pierre Dubois, un riche propriétaire de l'Ouche-Organd, qui le transmet à ses descendants Montluc de Larivière. Vers 1960, le domaine est racheté et rénové par Pierre Guéry, négociant en vins au village des Bois.

La Cassemichère
La maison noble de la Cassemichère appartenait en 1430 à Jean Baye. Elle est achetée par Roland Giraud, un riche marchand de soie nantais. Il reconstruit le château en 1601. En 1685, il existe une chapelle. En 1739, une de ses héritières, la dame Giraud de la Tourelle vend le domaine à François Cottineau, un autre négociant nantais. Sa fille Anne-Claire et son gendre Louis-Antoine Le Loup de la Biliais sont guillotinés avec deux de leurs filles en 1794. La propriété saisie par la Nation est rachetée par leur fils en 1799. Ses armoiries sont sur le balcon de la façade principale. Le domaine est démembré en  1852 et le château acquis par Mathurin Meneux. Le château et le parc sont remis en état dans les années 1955-1960  par Donatien Bahuaud, négociant en vins à la Loge.

La Cerclerie
Ce village rappelle la tonnellerie qui, dans un pays de vignoble, tient une grande place. A 1 km du bourg sur la route de Nantes, la population avait l'habitude d'y accueillir, les autorités avec un arc de triomphe. Ainsi, le 5 juillet 1814, Michel de Bruc de Livernière présente les anciens combattants vendéens et les élus des communes voisines au duc d'Angoulême, le neveu de Louis XVIII.

Le Châtelier
Ce village semble rappeler la présence d'un château dont on ne trouve aucune trace, ni sur le sol, ni dans les archives. Ce qui est certain c'est que la juridiction du Châtellier a de nombreux droits sur la population heulinoise. Elle appartient dès 1430 à la famille de Goulaine, qui l'intègre en 1620 dans son marquisat.

La Chauvinière
Il existait une importante métairie qui dépendait de Juyons jusqu'à la Révolution. Confisquée aux de Bruc de Mont-plaisir, elle fut vendue comme bien national en 1796 à Jean Gabory du Pallet et à Jean Boutin de Maisdon.

La Dabinière
Il existait un domaine qui appartenait à la veille de la Révolution à Maître Olivier Dinot sieur de la Dabinière, procureur fiscal et sénéchal du marquisat de Goulaine. Ses filles, les demoiselles Dinot, soupçonnées d'héberger le curé Marchand qui vit dans la clandestinité en 1797, subissent des perquisitions. Au XIXème siècle, la famille Pellerin construit les deux grandes maisons que l'on retrouve sur un plan identique à la Plessisière.

Fromenteau
Cette métairie construite en bordure du marais de Goulaine appartient sous la Restauration à un notable du bourg, Jacques Douart, qui a joué dans les événements révolutionnaires un rôle ambigu, tantôt dans le camp des Sans-culottes, tantôt dans celui des Vendéens. Elle appartient quelques années plus tard à Pierre Ménard, puis est acquise par la famille Bonneau, qui la possède toujours.

La Gagnerie
Une gagnerie, dans le bocage de l'Ouest de la France, est une sorte de clairière. Le village de la Haute-Gagnerie était un village de paysans aux maisons serrées au sommet de la colline pour échapper aux inondations. Elles furent brûlées par les colonnes infernales en 1794. Les jardins et planches de vigne occupaient les meilleures terres, en bordure du marais.
La vieille croix de pierre des Cinq-Chemins est l'ancienne croix du cimetière. Elle porte les traces d'un blason, aujourd'hui illisible. D'après la tradition, pendant la Révolution, un certain Pineau aurait refusé de l'abattre et aurait été fusillé dans l'allée de Juyons.

La Garenne
Le chemin venant de la Morsonnière et de Burelle était un des accès au château de l'Hivernière, à travers les terrains de chasse. La grille et la maison de la Garenne furent construites à l'entrée du domaine par les de Bruc de Livernière au XIXème siècle. L'utilisation de la brique et du tuffeau est caractéristique de l'influence clissonnaise que l'on retrouve dans de nombreuses dépendances des châteaux du vignoble de cette époque.

La Gautronnière
C'est dans ce village qu'Aristide Briand - il est né en 1862, venait passer ses vacances chez ses grands-parents maternels, Pierre Bouchaud et Catherine Martin, qui s'y étaient retirés. Ils sont morts en 1881 et 1901. On raconte, qu’enfant il a failli se noyer dans l’étang de la maison voisine des Gautronnières.

Les Gautronnières
Cette terre appartient en 1680 à Marie de Compludo, dont la famille possède l'Hyvernière. La chapelle consacrée à la Vierge, est bénie en 1746. Le domaine appartient alors à Messire Pierre-Louis de Bruc, chevalier seigneur de Beauvais. Au XIXème siècle le domaine appartient à Joseph Boutet, puis Eugène Dagaud avant de passer à Fabien Clénet et à ses descendants, la famille Fleurance.

La Grenouillère
Dans le cadastre napoléonien, ce secteur de la commune était encore constitué de terres indivises. Ces terres sont vendues pour reconstruire l'église et créer les routes. La maison de la Vieille Grenouillère, ou, comme on l'appelait, la Mahonnière, est construite par Nicolas Hommet, entrepreneur au bourg et maire de la commune de 1821 à 1841. On peut observer quelques encadrements de briques à la mode clissonnaise sur la façade occidentale.

Cette importante métairie est acquise par Pierre Huet sous le Second Empire. C'est son fils Henri qui construit en 1891 la Grande Grenouillère. On peut observer sur la façade une plaque. Elle rappelle la crue de 1910, qui atteignit le plancher du premier étage.

La Haute-Ville
La maison avec sa tourelle, la cour fermée par son vieux portail et sa porte cochère, les anciens communs gardent les traces d'une ancienne maison noble citée en 1449 pour les rentes qu'elle devait à Jehan d'Acigné. Le propriétaire, Ambroise Garnier, voit sa maison pillée par les insurgés vendéens en 1793. Elle appartient ensuite à Sauveur-François Guérin, maire de la commune de 1808 à 1815. Elle appartient ensuite à Félix Sevestre, Pierre Gaillard et est acquise par la famille Pellerin, des Aveneaux, à la fin du XIXème siècle.

L'Hyvernière
Cet important domaine appartient au XVème siècle à la riche famille Goheau de Saint-Aignan. Il est vendu en 1535 à Jean de Compludo, un négociant nantais originaire de Burgos. Par mariage le domaine entre dans la famille de Bruc en 1633. Sous la Révolution, il appartient à Michel de Bruc de Livernière qui commande l'insurrection vendéenne. Le château est incendié et richement reconstruit en 1825. Son fils Léopold vient vivre sur ses terres et est maire de la commune de 1871 à 1882. Le domaine est alors un des plus grands du vignoble. Il est vendu en 1887 à François Bénière, un entrepreneur qui aurait participé à la construction du métro parisien. Des marchands de biens dispersent les terres et rasent le château entre 1921 et 1926. Le négociant en vins, Auguste Sautejeau s'installe dans les chais en 1922. Le domaine est le siège d’une des plus importantes maisons de négoce en vin de la région nantaise.

Juyons
Cette maison noble appartient au XVIIème siècle à la famille Le Loup de la Babinaye, dont l'héritière épouse François Descartes, neveu du célèbre philosophe. Elle passe à leurs descendants, les de Bruc de Montplaisir. Le manoir était situé à l'emplacement du pressoir, entouré de douves ; la chapelle était là où se trouve le château actuel. Les propriétaires ayant émigré, leur domaine est saisi en 1792 et vendu comme bien national en 1797 à Jean Allery, un indienneur nantais et à François Boëdron, tonnelier au Pallet. Les bâtiments sont alors ruinés.
Le domaine est racheté en 1810 par un marchand épicier nantais, Jean-Michel Gonnet qui reconstruit et lui donne la physionomie actuelle. La propriété est vendue à François Collet, un négociant nantais, en 1832. Son gendre, Jules Mahot est maire de 1853 à 1870, son petit-fils Jules Mahot l'est brièvement en 1882 et son arrière-petit-fils Etienne Mahot, de 1929 à 1971. C'est dans la grande prairie, entre la maison et le bourg, qu'Alexis Maneyrol fit ses démonstrations aériennes le 24 août 1913.

La Levraudière
Cette ancienne maison noble passe pour avoir été le domaine du seigneur Heulin, fondateur de la paroisse de la Chapelle-Heulin à la fin du XIème siècle. Il pourrait s'agir d'Hoël V comte de Nantes et duc de Bretagne. Les tours et douves sont les vestiges de l'ancienne place forte médiévale. Jusqu'à la Révolution, ses propriétaires possédaient une chapelle dans le cimetière actuel.
Aux XV et XVIèmes siècles, cette maison noble appartenait à la famille Blandin dont le blason était "d'argent à cinq pendants de sable". En 1627, on y trouve René du Chesnel. En 1670, elle appartient à Jacques Lemarié, puis à Mathurin Durandeau et à son gendre Charles Dormy. En 1857, on y trouve le baron Hocquart.

La Loge
Cette grande maison avec son parc ne possédait ni terres ni vignes. Ses propriétaires étaient au XIXème siècle des rentiers comme on en trouve dans les belles maisons du bourg. On y rencontre Augustin Rapin sous la Restauration, Robert Boucher sous Louis-Philippe, Onésime Leroy en 1857 et Frédéric Guillon à partir de 1864. Le parc est détruit au début du XXème siècle.
En 1939, Jean Dejoie reconstitue le parc et crée une fabrique de sulfate de cuivre, pour les traitements de la vigne dans le fond de la propriété. L'entreprise de bâtiments Jaunault a repris les bâtiments industriels en 1995. A proximité, Donatien Bahuaud a créé sa maison de négoce des vins en 1929.

Le Montru
Cette butte à proximité du marais de Goulaine fut habitée dès le néolithique. Au centre du village il existait une maison de maître qui appartint du XVIIème  au XIXème siècle à la famille Tallendeau, sieurs du Montru et hommes de lois pour les justices seigneuriales voisines. Dans la cour, s'élèvent les ruines d'un vieux moulin et de la minoterie Pauvert. La maison a été reconstruite après la Première guerre mondiale.
Le four à chaux fut construit en 1825 par M. Duhoux pour satisfaire la demande des agriculteurs. Le calcaire extrait de Liré descendait la Loire et remontait la Goulaine par bateau. Il était débarqué sur le "petit port" aujourd'hui comblé et hissé à la brouette au sommet du four. L'activité fut intense pendant 25 ans. Le département créa la route du Port en 1851. Mais la construction de la digue de la Divatte en 1854-1856 condamna la batellerie sur le marais et provoqua l'extinction des feux.

La Pilotière
La maison principale porte les traces de nombreux remaniements. La dissymétrie des lucarnes, la porte étroite, les traces de meneaux témoignent de l'ancienneté de la construction. En 1608, elle appartient à Roland Giraud, le propriétaire de la Cassemichère. Elle fait partie du domaine voisin jusqu'à son démembrement, sous le Second Empire. Selon la tradition elle passe pour avoir servi de repos de chasse aux propriétaires de la Cassemichère.

Le Poyet
Ce domaine, construit à proximité du marais, dépendait sous l'Ancien Régime des seigneurs de Goulaine. En 1430 Robin de la Touche, en 1608  Guyton, puis en 1621 Cheneau se qualifient de sieurs du Poyet. Une chapelle existe dès le XVIIème siècle. En 1787, l'héritière du domaine, Flavie Reliquet, y épouse Armand Le Chauff de la Blanchetière. Le domaine est dévasté pendant la Révolution. Leur fils s'engage en 1832 dans l'insurrection de la duchesse de Berry contre Louis-Philippe. Sous couvert de vente de poisson, il distribue des armes à ses amis.
Selon la tradition, c'est en 1848 que monsieur Poitou fait construire le  beau pavillon et l'ensemble des communs autour de la cour. Le domaine est vendu en 1855 à un marchand de chevaux, François Charpentier, puis en 1913 à Auguste Bonneau. Le château reste le centre d'une grande exploitation viticole.

Royet
La vieille maison en ruine était appelée Roguet sous l'Ancien Régime. En 1644 elle appartenait à Maître Louis Couynet, un notaire, qui nous a laissé son "livre de raison" riche en informations sur le mode de vie de l'époque. A la veille de la Révolution elle appartient à Maître Charles-Joseph Dreux, un homme de lois nantais qui est un des députés élus en 1789 pour porter les doléances de la paroisse à Nantes. Depuis 1857, le domaine appartient à la famille Charpentier.

Le Tourboureau
La seigneurie du Tourboureau appartenait en 1430 à Jean de Penhoët, un des meilleurs marins bretons de la guerre de Cent Ans. Elle appartient en 1500 à Christophe de Goulaine et est englobée, comme tout le reste de la paroisse, dans le marquisat de Goulaine en 1621. Le manoir et les borderies qui en dépendent sont remplacés au début du XIXème siècle par l'ensemble des bâtiments actuels construits dans le style italien clissonnais. Il appartient alors à la famille Demion, des rentiers parisiens.