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Mairie
27 rue Aristide Briand
44330 La Chapelle-Heulin

02 40 06 74 05   02 40 06 72 01

 

 

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Bulletin municipal de janvier 2017
 

 
Patrimoine
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Le centre bourg

Eglise Saint-Eutrope
En 1130 le seigneur de Goulaine "rend" l'église Sainte Marie de la Chapelle-Heulin aux moines de Vertou. Elle existe donc depuis quelques années. La nef actuelle conserve probablement les murs remaniés de l'église primitive. Le bas-côté a été rajouté en 1790. Depuis le XVIème siècle, l'église est consacrée à Saint Eutrope, un évêque de Saintes, sur le chemin de Saint-Jacques.
Le curé constitutionnel est massacré devant la porte de l'église en mars 1793 et le bâtiment est incendié en 1794. Les travaux de reconstruction sont encouragés par Napoléon en 1810. La décoration intérieure est confiée au grand architecte nantais, Mathurin Crucy, qui dessine les retables en 1817. L'enfant dans les bras de la Vierge, sur l'autel latéral, passe pour être un portrait du roi de Rome. Les travaux sont achevés en 1818.
A la suite d'un incendie de la "poivrière" en 1911, le clocher octogonal actuel est élevé. Le bâtiment, jugé trop vieillot tout au long du XIXème siècle, est menacé de destruction mais sauvé faute de moyens. Il doit sa physionomie actuelle à sa remise en état en 1928.

La Cure
Avant la Révolution, la paroisse possédait tous les terrains et les bâtiments au Nord de l'église et de la place Jean Beauquin. La salle André Ripoche et la chapelle attenante abritaient le pressoir, la cave et les dépendances de la cure. Le presbytère se situait dans le jardin, au fond de la cour. Incendié en 1794, il avait été remis en état en 1810. Les anciens Heulinois s'en souviennent.
La grande demeure que l'on voit aujourd'hui, fut construite par le curé Félix Charpentier en 1874, sur les plans d'un architecte clissonnais, Méchineau. Elle coûta 20000 Francs et tous les biens de la paroisse durent être vendus pour payer les travaux. Le dernier prêtre résident a quitté la paroisse en 2003. Aujourd’hui, six logements locatifs sont aménagés dans l’immeuble.

La Mairie
La maison du Charbonneau est une des anciennes demeures du bourg. En 1655, elle appartient à l'écuyer Jacques Bécot, sieur du Charbonneau, garde du corps de Monsieur, frère unique du Roi - le duc d'Orléans. Au XIXème siècle elle est habitée par Hubert Vernety, qui fut Maire de 1841 à 1853. La maison que l'on voit a été construite en 1880 par Pierre Gautier, qui fut Maire de 1889 à 1900.Elle a été ensuite la maison de la famille Madeleneau.
La Mairie s'y est installée en 1969. La partie moderne a été inaugurée en 2001.


Les lieux dit

Les Aveneaux
Les archives citent cette terre et ses propriétaires, Grimau en 1430, Barel en 1680... Sous la Monarchie de Juillet, elle appartient à Lionnet, qui fut brièvement maire en 1844. Ensuite on trouve la famille Cottin de Melville qui vend son domaine à Louis Pellerin. Il appartient ensuite à son gendre Emile Charpentier et à ses descendants.

La Grande Barboire
Il existait une ancienne maison noble, dont on peut voir quelques traces dans les bâtiments actuels : une ancienne porte, la grange et de nombreuses pierres sculptées. Au XVème siècle, elle appartenait à Guinebault et devait des rentes à un puissant seigneur, Jehan d'Acigné.
Ce village est le berceau de la famille Bouchaud, les ancêtres maternels d'Aristide Briand (1862-1932), homme politique et prix Nobel de la Paix entre les deux guerres. Ses grands-parents y étaient laboureurs et sa mère, Madeleine Bouchaud, y est née en 1835.

La Basse-Ville
Cette terre appartenait en 1430 à Pierre Grimaud et devait des rentes à Jehan d'Acigné. En 1680, elle appartenait à Michel Baril.
Le cadastre napoléonien conserve les plans d'un beau domaine appartenant à Jules Edelin de la Praudière, maire de la commune sous la Restauration. La maison a perdu son étage et son parc, mais a conservé sa cour encadrée des communs.

La Bernardière
La maison noble de la Bernardière appartenait au XVIème siècle à Jean de Sévigné. En 1776, les de Bruc de Montplaisir vendent cette propriété à un tonnelier, puis marchand de vin en gros, René Fontaine. Patriote intransigeant, il est le deuxième maire de la Chapelle-Heulin, en 1791. Il est tué par les insurgés vendéens, sur le pont de la Bernardière, le 12 mars 1793.
Le curé Petit, devant l'invasion allemande, avait fait le voeu le 31 mai 1940, d'élever un sanctuaire à la Vierge si la commune était épargnée par la guerre. La grotte de Lourdes, élevée en 1951, rassemble un pèlerinage chaque premier dimanche de septembre.